Traverses et rebours 2019
Le duo La Vis est invité à faire la curation d’une soirée au Deviant Art Festival (DAF) à la Reliure Genève le 28 février 2019.
Traverses/rebours est la thématique de cette soirée qui proposera au public des cartes mentales labyrinthiques et des sonorités égarées: slam, musiques électroniques, instruments augmentés, modulaires misère et mignon, radios préparées, projections sauvages.
Au programme de la soirée du lundi 29 avril prochain à la Reliure lors du DAF Festival TRAVERSES ET REBOURS
19h : Karelle Ménine et Viva Sanchez : textes et musique improvisée
20h : Isandro Ojeda-García en solo : musique et projection vidéo
21h30 : Campo Dei Fiori et Pierre Dunand Filliol : musique et slam, projection de textes
22h30 : Ensemble Batida (avec Raphaël Krajka, Jeanne Larrouturou, Anne Briset, Viva Sanchez, Alexandra Bellon) et leur invité Nicolas Thirion (claviers et électro) : improvisation musicale
LES ARTISTES
Karelle Ménine, auteure ; commissaire d’exposition ; directrice de collection (ArchVives / MētisPresses) & Responsable du nouveau rendez-vous littéraire du canton de Genève Grand juillet
Elle a fondé la Fatrasproduction (scènes) & A-De.Litt (Atelier de déplacements littéraires), laboratoires de création, d’échanges et de réflexions autour de la littérature et du langage.
Isandro Ojeda-García développe une pratique artistique à la croisée entre la composition de musiques électroniques, les nouvelles technologies et la poésie expérimentale. Installé en Suisse depuis 2012, il a suivi une formation à la Haute école de musique (HEM) et à la Haute école d’art et de design (HEAD) de Genève, notamment auprès de Michael Jarrell, Pascal Dusapin, Luis Naón et Daniel Zea, avant de poursuivre son parcours à la Hochschule der Künste Bern.
Ses œuvres sont interprétées par de nombreux ensembles et solistes en Suisse et à l’international, et présentées dans des festivals dédiés à la création contemporaine et aux musiques électroacoustiques. En parallèle, il développe son projet artistique personnel, Aaron García, qui explore les liens entre musique électronique, traditions mystiques juives et influences flamenco.
Lauréat du Prix Get Going de la Fondation SUISA et du prix de poésie Félix Francisco Casanova, il enseigne actuellement les musiques électroniques et les techniques du son au Conservatoire d’Annemasse Agglo. Après une première expérience d’enseignement à la Haute École de Musique de Genève, il rejoint l’HEMU dans le cadre du nouveau plan d’études du Bachelor MUSEC.
Bonne question ! Si seulement c’était simple ! J’écris, je traduis, je performe de la poésie, mais je fais aussi de la recherche en poésie et j’enseigne, souvent en lien avec la poésie et la création… Bref je vis en poésie, et dans ma tête c’est comme un graphe géant avec plein de points de rencontre où tout est lié.
Je volète entre différents continents avec l’irrégularité d’une mouche en liberté : poésie-performance, poésie sonore, poésie numérique, écriture à contrainte, écriture multilingue, traduction créative, collaboration avec des musicien·nes et compositeur·ices, participation à des collectifs (je fais partie de l’Outranspo et de l’Oplepo, du comité de rédaction de la revue Po&sie, je participe aussi aux projets du collectif Pou)…
Pour avoir une vue d’ensemble rapide de mon travail en poésie, j’ai rassemblé pas mal de liens sur mon Linktree.
Pour une bio-bibliogaphie plus standard, j’ai commis une “bio à votre façon” que tu peux télécharger ici en 600 signes, 800 signes, 1200 signes ou 2000 signes exactement… Tu choisis, selon tes besoins !! On y trouve aussi 3 portraits que tu peux télécharger pour ta com. 🙂
Pour en savoir plus sur ma recherche en lettres à la fac, voir par exemple ici, ou encore ici, ou même là.
Camille Bloomfield – poésie – traduction – enseignement – recherche – CAMILLE BLOOMFIELD
artiste sonore, compositeur et enseignant, Pierre Dunand Filliol travaille et vit à Genève;
titulaire d’une licence ès lettres à l’Université de Genève (histoire de l’art; littérature du moyen âge français, littérature américaine), il a étudié le piano et l’orgue à l’Institut Jacques Dalcroze et, plus tard, les musiques électroacoustiques au Conservatoire populaire; suite à cela il a fondé un atelier de facture de clavecins à l’ancienne où pendant plus de dix ans il a produit des instruments et a mené des recherches en organologie; ses activités se sont orientées ensuite vers les pédagogies actives autour du numérique (programmation, graphisme, robotique, musique);
comme compositeur et chercheur, ses productions relèvent des « sons fixés » (musique concrète), de la synthèse musicale, de la transduction sonore et de la musique algorithmique;
comme musicien et improvisateur, il se produit dans des spectacles/expositions mettant en oeuvre des générateurs sonore algorithmiques, le traitement de signal, la vidéo et des installations; plus récemment il utilise en concert des dispositifs électroniques live analogiques modulaires; il collabore depuis plusieurs années avec la musicienne Viva Sanchez Reinoso avec laquelle il a un duo – LA VIS;
comme commissaire, il est membre des comités d’infolipo.org et de makaronic.ch, associations oeuvant dans les domaines des arts sonores, vivants et numériques, il y organise des soirées et des manifestations mettant en présence des artistes d’horizons très divers autour de thématiques poétiques, sonores, perfomatives;
enfin, son activité d’enseignant consiste en des stages et des ateliers dans le domaine de l’électroacoustique, de la lutherie électronique et de la programmation musicale et multimedia (pure data, maxmsp).
Formé en 2010 à Genève, l’Ensemble Batida est un collectif de musiciennes, percussionnistes et claviéristes, avides d’exploration. De projet en projet, les imaginaires qu’elles font lever mêlent la force acoustique des instruments percussifs au spectre sonore élargi des musiques électroniques. Elles fréquentent tant la musique contemporaine écrite que l’improvisation, produisent des concerts ou des objets scéniques transdisciplinaires, et ne se donnent que peu de limites dans leurs expérimentations. Leurs concerts-concepts se déplient comme des architectures poétiques, générant des installations singulières, des instruments inventés, des configurations insolites.
Leurs objets discographiques sont la représentation matérielle de leurs explorations artistiques. Tant le CD Monographie Martin Matalon, pièces de répertoire du XXIè siècle, que les vinyles et flexi-discs OBLIKVAJ, trajectoire oblique entre les dessinateurs du collectif Hécatombe et les musiciens de l’Ensemble Batida, ou encore la K7 VESADI, soirée d’improvisation sur partitions graphiques lors du Festival Le Monstre 2018.
Leur dernier CD, paru en 2021 sous le label VDE Gallo, regroupe leur version de la pièce de musique minimaliste répétitive « IN C » de Terry Riley et la composition originale « Hydr-X », dans un diptyque appartenant à leur cycle DOUBLE-FACE. «Virtuose de la fusion des timbres», selon le critique musical du quotidien Le Monde Pierre Gervasoni, elles savent explorer l’infiniment petit au cœur du son, et pratiquer une orfèvrerie de pointe. Parmi les distinctions reçues, l’Ensemble Batida a obtenu en 2018 le soutien de la bourse culturelle de la fondation Leenaards. En live, le public est saisi par leur énergie scénique et leur osmose musicale, qualités qu’elles mettent au service de pièces du répertoire ou de projets collaboratifs avec d’autres disciplines.
BATIDA, c’est un cocktail explosif, c’est la constance des basses, c’est le bourdonnement harmonique de la matière qui se propage en vibrations.
Nicolas Thirion est né au milieu des années 70 dans le brouillard haut-marnais.
Ses premières expériences musicales : accords à deux doigts sur l’harmonium et l’orgue Farfisa de son grand-père. Il découvre ainsi bourdons et clusters.
À 15 ans, première guitare ; il laisse tomber le sport et passe des heures à tenter de reprendre AC/DC et Led Zep, avant de découvrir Sonic Youth, My Bloody Valentine et les musiques industrielles : les vertus du bruit lui révèlent une forme différente de beauté. Il est ensuite profondément marqué par la vague électro des années 90, les musiques de club et de raves mais aussi l’ambiant et les formes moins dansantes… son goût pour le son et les timbres inouïs va le conduire vers les musiques contemporaines et expérimentales.
Après avoir longtemps joué de la guitare, il se consacre aujourd’hui essentiellement aux musiques électroniques, de l’informatique aux dispositifs DIY en passant par la synthèse, et écrit et improvise dans des styles différents, de la techno jusqu’au free. Il se produit en solo, duos, trios et dans des formations plus larges, notamment au sein du collectif La Générale d’Expérimentation qu’il a fondé en 2009. Il compose également des musiques pour le théâtre et la danse, conçoit des installations sonores et des performances cross-média.
Il est depuis 2003 directeur de Why Note, centre de création musicale à Dijon, et dans ce cadre programme la saison musicale Ici l’Onde du Centre d’art le Consortium à Dijon et réalise de nombreux ateliers de pratique artistique auprès de tous les publics.
